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La Nouvelle église Saint-Colomban

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Saint-Colomban

Saint Colomban, marcheur de Dieu
Un article de Christine Martin. 

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Qui n’a jamais été confronté au regard défait d’un enfant que l’on interrompt dans ses jeux pour lui demander un service ou pour lui rappeler une obligation ? Et la réplique qui l’accompagne, murmurée du bout des lèvres, soutenue par deux yeux suppliants : « C’est obligé ?».

Malheureusement, les frustrations répétées à l’âge d’enfant ont chargé les « obligations » d’un poids si pesant qu’une fois arrivé à l’âge adulte la vie se charge de nous en décharger faute d’envie ou faute de temps. Cette réalité est particulièrement sensible concernant les obligations religieuses. Certains historiens identifient une des causes de la « déchristianisation » dans le choix tacite que nombre de catholiques ont pris depuis les années 60 de ne plus s’obliger à aller à la messe le dimanche, ni se confesser, ni soutenir matériellement l’Église en versant le denier (G. Cuchet, « Comment notre monde a cessé d’être chrétien, anatomie d’un effondrement », éd. Seuil).

Derrière ce choix, on pressent une certaine idée que, puisque la religion est une relation libre et personnelle avec Dieu elle ne saurait obliger à aucune contrainte extérieure.

Mais en réfléchissant ainsi nous n’avons pas cessé de penser comme des enfants… Quand on aime quelqu’un, ne se donne-t-on pas des obligations ? Ainsi, se donner des obligations c’est montrer que j’ai de l’obligeance à l’égard de quelqu’un. Avoir de l’obligeance, c’est se souvenir du bien qu’on m’a fait, se reconnaître en dette de quelqu’un, et finalement choisir de se lier à l’autre par une obligation concrète - que ce soit pour son pays, ses parents, son époux (se), et a fortiori pour son Dieu. L’obligeance nous lie finalement les uns aux autres et rend nos rapports plus humains.

Puisque nous sommes appelés à grandir dans la foi, essayons cette année de nous attacher de façon plus ferme aux obligations de notre religion, et de moins dépendre des aléas de nos envies ou parfois… de nos caprices…

Père Pierre-Alain d’Arthuys